Apport volontaire

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L’apport volontaire est un mode de collecte par lequel la collectivité met à disposition de la population un réseau de contenants répartis sur le territoire et accessibles à tous les usagers.

L’usager vient lui-même déposer les déchets qu’il a pré-triés, sur un site aménagé par la collectivité : borne d’apport volontaire et déchèterie.

 

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Carte n°4 : Equipement des collectivités pour la collecte sélective en 2016 et localisation des déchèteries en 2017

Collecte en déchèterie

Qu’est qu’une déchèterie ?

Une déchèterie est un espace aménagé et clôturé, où les usagers peuvent déposer leurs déchets occasionnels ou encombrants. Ce service est gratuit pour tous.

Ces installations sont aménagées pour recevoir les déchets particuliers et volumineux tels que :

  • Les déchets encombrantsdecheterie-moule
  • Certains déchets dangereux
  • Les huiles de friture et de vidange
  • Les gravats
  • Le bois
  • Les végétaux
  • Les métaux
  • Les cartons volumineux
  • Les emballages ménagers…

Cet équipement est à ce jour connu  par 87% de la population. Néanmoins il n’est utilisé systématiquement que par 20% de la population. (source : sondage LH2DOM pour l’observatoire des déchets , juillet 2014). Image (Decheterie de Saint-François).

 

Résultats annuels

En 2016, les 9 déchèteries et un point de regroupement à la communauté de commune de Marie-Galante en activité sur le territoire ont permis de collecter 21 890 tonnes de déchets. (Les données relatives aux points de regroupement de Goyave et Baie-Mahault, ainsi qu’à la déchèterie de la Désirade n’ont pas été renseignées pour l’année 2016).

 

Selon leur nature, ces déchets sont ensuite destinés au réemploi, au recyclage ou éliminés en unité spécialisée.

Le tonnage de déchets collectés en déchèterie a chuté en 2016 (-12 %) après avoir régulièrement augmenté de 2012 à 2015. L'absence de données sur les flux de cartons et de tout venant pour la déchèterie de Petit Pérou peut expliquer une partie de cette diminution. Pour le reste, cette chute est vraisemblablement une conséquence de l'augmentation des tonnages collectés en porte-à-porte. Les déchets verts et les encombrants représentent 73 % du tonnage total collecté en déchèterie.

 

La déchèterie de Petit-Pérou permet de collecter 31% du tonnage total de déchets reçus en déchèterie en 2016, avec une fréquentation annuelle de 42 000 passages. La moyenne nationale de visites par an est de 29 061 par déchèterie. La déchèterie présente un taux de fréquentation similaire pour des tonnages moindres (19% des tonnages collectés en déchèterie).

En 2016, la Guadeloupe a collecté en déchèterie 55 kg de déchets occasionnels par habitant, ce qui demeure faible par rapport à la moyenne nationale de 198 kg /habitant. Deux facteurs d’explication peuvent être à l’origine de ce constat :

  • La mise en place du réseau de déchèteries de la Guadeloupe prévu au PDEDMA est récente et encore très partielle, puisque 10 déchèteries sont en activité en 2016 sur les 29 prévues ;
  • La collecte des déchets occasionnels en porte-à-porte est encore majoritaire et capte 89% du gisement : en 2016, 108 kg par habitant ont été collectés en porte à porte contre seulement 14 kg en déchèterie.

 

Collecte sélective des emballages

En 2016, la collecte sélective est accessible à 85,5% de la population :

  • soit par la mise en place de collecte en porte-à-porte (emballages hors verre, journaux, magazines) et en apport volontaire (verre, autres emballages, journaux, magazines), 7 communes sont équipées : Lamentin, Sainte-Rose, Deshaies, Terre-de-Bas ; Baie-Mahault, Le Moule et Morne à l’eau.
  • soit par la mise en place de bornes d’apport volontaire pour le verre et les autres emballages, journaux et magazines

 

 

 

borne-apport-vol Qu’est qu’une borne d’apport volontaire ?

Les bornes d’apport volontaire sont des conteneurs permettant la collecte :

  • du verre
  • des flaconnages plastiques, des papiers et cartons, des cannettes  et boites de conserve.

Les emballages y sont apportés par les usagers afin d’y être déposés provisoirement en attendant leur ramassage en vue de leur tri en usine, et leur recyclage.

En 2014, cet équipement est connu par 87% de la population. Seuls 40% l’utilisent « systématiquement ».  (Source : LH2 DOM pour l’observatoire des déchets, juillet 2014)

 

Résultats annuels

En 2016, le nombre total de bornes d’apport volontaire passe de 1 235 bornes à 1 269 bornes. 26 des 32 communes que compte notre archipel sont équipées en bornes d'apport volontaire.

 

En 2016, on dénombre dans les communes équipées la présence :

  • d’un conteneur à verre pour 516 habitants ;
  • d’un conteneur à papiers-cartons-plastiques et emballages métalliques pour 565 habitants.

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Carte n°5 : Nombre d’habitants desservis pour une borne d’apport volontaire verre dans les  communes équipées en 2016

 

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Carte 6 : Nombre d’habitants desservis pour une borne d’apport volontaire d’emballages ménagers (hors verre) dans les communes équipées en 2016

 

Si l’on considère l’ensemble de la population (Guadeloupe entière), nous disposons en moyenne en 2016 :

  • d’un conteneur à verre pour 604 habitants ;
  • d’un conteneur à papier-cartons-plastiques et emballages métalliques pour 660 habitants.


 

L’équipement à préconiser à l’échelle de la Guadeloupe pourrait être d’une borne pour 300 habitants s’agissant des emballages, et 500 habitants pour le verre. Le nombre de conteneurs disponibles par habitant demeure donc insuffisant en 2016.

À l’échelon national, en zone semi-rurale, une borne pour le verre permet de desservir 312 habitants, et une borne pour les autres emballages permet de desservir 411 habitants. (Source : Éco-Emballages).

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Carte 7 : Niveau d'équipement et performance de la collecte sélective par commune en 2016

Un niveau d'équipement élevé permet d'améliorer la performance de la collecte sélective.